Vous reprendrez bien encore un peu de volume, de tenue et de douceur?!




J’ai eu la chance de découvrir il y a sept semaines maintenant, grâce à une erreur que je vais vous raconter dans un instant, une petite merveille de savon-shampooing dans un nouveau magasin qui vient de s’installer dans ma rue préférée de Draguignan : le vrac de Fanélie, rue Mireur.


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Cela fait des années que j’aime à utiliser des shampooings solides.

J’avais commencé par ceux en forme de galet de l’enseigne de greenwashing bien connue, Lush. Mais je n’avais pas de boutique à portée de main, il fallait me rendre pour mes achats à Nice ou à Toulouse quand je retournais voir ma famille. Pas pratique donc ! Et puis se posait la question du prix : payer à peu près neuf euros au lieu d’un peu moins de sept en pays anglo-saxon, cela me semblait injuste, d’autant plus que j’en utilisais quand même pas mal, ayant les cheveux qui descendaient sur mes fesses à l’époque!

Sans même parler du côté challenge : je créais mes cosmétiques depuis 2003, alors, c’était un pas de plus!

C’est comme ça que j’ai commencé à faire moi-même ce type de shampooing des 2010-2011. Il y a d’ailleurs des recettes à ce propos sur le blog. Cette période a duré longtemps, parce que globalement mes cheveux et mon cuir chevelu supportaient bien le sodium coco sulfate et le sodium coco isethionate, les tensioactifs constituant 80% de la chose.

https://www.francoise-partoimeme.com/post/raiponce-raiponce-lance-moi-ta-chevelure

Mais à partir de 2015 environ, les affaires se sont compliquées, peut-être était-ce dû à des problèmes de santé, au fait que je vivais sous les tropiques avec des conditions climatiques bien différente de celle que j’avais connu jusqu’alors, à la grossesse...? Je ne sais. Toujours est-il que mon cuir chevelu s’est mis à démanger, mes shampooings à fondre plus vite, et les matières premières à devenir introuvables hors de séjours en métropole. Et suite à cela, je suis retourné un du shampooing liquide plutôt classique, acheté au litre en magasin bio, généralement de la marque Douce Nature.

J’aurais pu en rester là ! Mais non, le côté pratique/écologique/minimaliste du pain de shampoing me manquait... Et j’ai quand même voulu retenter la fabrication quand je suis revenue à Draguignan en 2016 : impossible, le sodium coco sulfate était décidément trop irritant pour moi. Et les shampooings au seul sodium coco isethionate étaient trop mous, et de surcroît susceptibles de moisir au fond d’un placard, chose qui ne m’était absolument jamais arrivée jusque-là ! 😬😰

Parallèlement à ça, les shampooings saponifiés à froid ont commencé à débarquer dans les magasins bio et sur certains marchés. Évidemment j’ai voulu tester! Mal m’en a pris, parce que je ne m’étais guère informée sur la différence avec mes habituels shampoings solides. Cheveux poisseux, indémêlables, la catastrophe. Je m’en suis arrêtée là. Et le shampoing SAF a été recyclé en shampoing de Swan (ben oui, chatte blanche à longs poils et cambouis ou autres saletés font très mauvais ménage, donc elle a droit à un lavage deux fois par an à peu près... 😅 Elle le vit assez bien. Est-ce parce que c’est une minette des rues qui avait bien mal commencé sa vie et est prête à tout pour nous faire plaisir? Ou parce que cette petite beauté a du sang de maincoon ou d’autre chat amateur d’eau? Toujours est-il qu’elle ne griffe jamais pendant sa douche et ne boude guère après.)


C’est bien ce que j’avais expliqué à la jolie Fanélie de ce nouveau magasin donc, au moment où je regardais ses magnifiques stocks de savons divers et variés, et constatais avec joie qu’elle vendait à la fois des shampoings saponifiés à froid, et des shampooings solides conventionnels au SCI de la marque Lamazuna que j’envisageais de tester à présent. Mais mais mais..., le hasard en a décidé autrement 😉, et je me suis tout bêtement trompée de bac, prenant deux produits Antheya https://antheya.fr/ : le shampoing saponifié à froid pour les cuirs chevelus irrités, à l’huile de neem et à l’huile essentielle de basilic sacré, ainsi que l’après-shampoing solide vegan.






Et en fait, je ne m’en suis rendu compte que bien après, sous la douche, à l’usage! J’ai reconnu les impressions que j’avais déjà eues, la mousse relativement légère, et l’impression de cheveux qui crissent sous les doigts au rinçage. 🤣

J’oscillais entre déception et résignation (« Argh, mais comment ai-je pu...?! » / « Bon, ben ça va me faire un autre savon doux pour visage et corps... »), et puis je suis allée me coucher en mode « Demain est un autre jour! ».

Ah ben oui, hein, le lendemain fut un autre jour! 🤩

Cheveux presque parfaitement démêlés dans lesquels je pouvais passer mes doigts sans être arrêtée par le moindre nœud : chose rarissime chez moi ! Apparence douce et brillante, aucun changement détectable à la vue, contrairement à mes expériences précédentes… En revanche, comme cela s’était déjà produit avant, quand je passais brosse ou peigne, ils ressortaient sales. Mais j’ai rapidement compris pourquoi en faisant quelques recherches sur le pH : le shampoing saponifié à froid est basique, alors que la chevelure a un pH acide. Et en fait, ce problème peut être réduit à néant par un simple rinçage à l’eau vinaigrée, qui va se charger de resserrer les écailles, ce qui préservera les cheveux de la poussière susceptible de s’accrocher dessus. Plus le cheveu est lisse et brillant avec des écailles refermées, moins la poussière et autres particules peuvent s’accrocher dessus! C’est d’autant plus utile dans notre région, où l’eau est assez dure, pleine de calcaire.

C’est ce que je me suis donc mise à pratiquer, et en moins d’une semaine la transition était faite : honnêtement, je n’ai jamais eu de cheveux aussi beaux à mon bout, plus souples qu’ils ne l’avaient été depuis des années, plus doux sur les longueurs (jusqu’aux pointes abîmées, mais il faut savoir raison garder : quand c’est mort, c’est mort!), sans noeuds... Cerise sur le gâteau, ils ont plus de volume, et quand je passe la main dedans pour balancer une mèche d’un côté ou de l’autre de mon front, elle tient en place, alors même que je n’emploie aucun autre produit coiffant ni techniques comme le crêpage. 🤩

Bonheur!!! 😻

La seule limite que je lui ai trouvé? Le nettoyage des longueurs après un bain d’huile un peu/beaucoup/trop costaud! 3 ou 4 shampoings pour en venir à bout... Pas top pour l’efficacité et la durabilité du soin. A réserver donc pour les mini bains d’huile, ou même les massages huileux du cuir chevelu tant qu’ils restent raisonnables. 😜Aucun souci en revanche avec les masques au henné. 👍🏻


Alors comment je procède ? De façon tout à fait normale, je dirais, hein…

Dans la douche, je mouille bien mon cuir chevelu, je passe le savon sur les racines, puis je travaille la mousse assez abondante en massant mon cuir chevelu. Puis je rince, mais alors là je rince vraiment, en y passant du temps, en soulevant les cheveux pour faire en sorte qu’il ne reste plus de shampoing dessus, parce que c’est ça qui est à l’origine des sensations douteuses qu’on peut avoir lorsqu’on n’a pas l’habitude des shampoings saponifiés à froid! (En plus, pour une raison que j’ignore, les cheveux sèchent beaucoup beaucoup plus lentement s’ils sont mal rincés!) Et je termine mon rinçage à l’eau froide, puis avec une eau vinaigrée que j’ai préparé à l’avance : trois cuillères à soupe de vinaigre de cidre ou même de simple vinaigre blanc pour à peu près 500 ml d’eau. Pas d’inquiétude pour l’odeur, dès que les cheveux sont secs, le vinaigre est tout oublié!

Alors, ceux qui suivent l’auront remarqué tout de suite, je n’ai pas parlé du fameux après-shampooing solide! Eh bien, il est très facile à utiliser lui aussi, puisqu’il suffit de le passer deux ou trois fois sur les longueurs (uniquement!) mouillées, puis de le laisser poser quelques secondes avant de rincer, là encore, à l’eau froide puis à l’eau vinaigrée.

Cependant, utilisé de cette manière, il a tendance à m’alourdir légèrement les cheveux. Rien de bien grave ! Mais j’ai trouvé une solution pour contrer ce problème. Tout simplement, je fais ça juste avant le shampooing : je commence par l’après-shampooing sur les longueurs, puis je shampouine le cuir chevelu, et enfin je passe à l’opération rinçage. L’eau savonneuse du cuir chevelu est largement suffisante lors du rinçage pour éliminer tout ce qui pourrait être surplus d’après-shampooing. Reste plus qu’à espacer les lavages de mes cheveux! (Tous les 2 jours depuis quelques mois, sinon mon cuir chevelu démange... C’est une des raisons qui me poussaient à changer de routine!)

À long terme, quand j’aurai fini d’habituer ma chevelure à ce type de traitement à l’ancienne, il est probable que je n’aurai même plus besoin de cette béquille qu’offre un après-shampooing!

Alors c’est sûr, que ce qui fonctionne sur mes cheveux ne fonctionnera pas forcément pour tous les types de chevelure : les miens sont lisses mais assez plats et lourds, longs, plutôt « normaux » dans le sens ni trop gras ni trop secs. Pas de vrais problèmes, donc.


Mais j’ai toujours fait plein de nœuds, et depuis octobre, mon cuir chevelu s’irrite et démange pour un rien : probablement pour des raisons psychologiques, entre la menace des poux officiellement arrivés à l’école de mon PetitDoux et le stress enregistré tous ces derniers mois...

Mon shampoing saponifié à froid est en train de venir à bout de ces 2 soucis!

Et de celui que je n’aurais pas exprimé consciemment avant de découvrir qu’il pouvait ne plus exister, d’un seul coup : la lourdeur des cheveux, disparue d’un coup de baguette magique, au profit du volume et du gainage!

Merci Fanélie! 😋



Alors, le shampooing saponifié à froid est-il le nouveau Graal de nos chevelures? Une formule magique revenue du fond des âges?

(« Rahan, fils des âges farouches... »